“Vivre ensemble, égaux et différents” :
{ la nouvelle orientation de notre projet associatif }
Dans une période de mutation importante de son environnement, L’ADAPT, forte de son projet 2005/2010 « Vivre avec et comme les autres », a su porter ses valeurs et faire entendre ses propositions pour que l’intégration des personnes en situation de handicap soit une préoccupation de l’ensemble de la société civile.
Notre participation à l’élaboration de la loi de 2005, nos actions « Hors-les-murs » que ce soit en matière de scolarisation des enfants, de formation des adultes ou d’intégration en entreprise de travailleurs issus d’établissements et services d’aide par le travail (ESAT), le développement de services d’accompagnement en direction notamment des personnes les plus fragiles, sont là pour en témoigner.
Face au contexte actuel et aux enjeux futurs, nos valeurs et le sens de nos actions constituent un socle, sur lequel notre projet associatif 2011/2015 va s’appuyer pour contribuer à l’émergence d’une société fondée sur le « Vivre Ensemble, égaux et différents ».
Fruit de la contribution des membres du Conseil d’administration, des professionnels, des adhérents et des bénévoles qui ont participé à une démarche de réflexion engagée en 2010, ce nouveau projet - validé par le Conseil d'administration du 26 janvier 2011 - témoigne de notre volonté de poursuivre notre action dans la continuité du chemin déjà parcouru avec les personnes en situation de handicap que nous accompagnons dans leur projet de vie depuis plus de 80 ans.
{ Revendiquer notre identité et promouvoir nos valeurs :
L’ADAPT a été fondée en 1929 par Suzanne Fouché, jeune femme atteinte de tuberculose osseuse pour qui l’oisiveté qui régnait dans les sanatoriums était synonyme de réclusion pour les personnes qualifiées à l’époque de « diminués physiques ». Forte de cette conviction, Suzanne Fouché s’est battue pour permettre aux anciens tuberculeux de retrouver du travail et par là, de l’autonomie et de la dignité. Elle a su mobiliser et réunir autour de son combat pour la reconnaissance de la dignité et de la citoyenneté de la personne malade et/ou accidentée. L’ADAPT sera reconnue d’utilité publique en 1934.
Plus de 80 ans après, la ligne de conduite de chaque acteur de l’association, administrateur, bénévole et professionnel est de développer l’autonomie d’action des personnes handicapées accueillies à L’ADAPT pour qu’elles puissent mener à bien leur projet de vie.
Pour répondre à ces principes, l’association a créé des établissements et des services, dans les secteurs aussi bien sanitaire et médico-social, que social et professionnel. Cette véritable originalité l’a conduite à rassembler des bénévoles et des professionnels porteurs de multiples expertises ou spécialités (médicales, paramédicales, sociales, éducation et formation), déployées dans des dispositifs souples et ouverts.
En ce sens, L’ADAPT inscrit aujourd’hui tout naturellement son nouveau projet associatif dans la reconnaissance de la diversité et dans l’action continue et tenace de ses membres pour l’implication de toutes les composantes de la société contre les discriminations à l’égard des personnes en situation de handicap et la pleine reconnaissance de leur citoyenneté dans la Cité, à l’école ou dans l’entreprise.
En exprimant haut et fort ses valeurs humanistes (dignité, respect, liberté, égalité), L’ADAPT compte poursuivre ses actions centrées autour de la personne envisagée dans son intégrité comme dans sa globalité. Chaque personne en situation de handicap est appréhendée à L’ADAPT comme une personne à part entière, dont la particularité est d’être porteuse d’un handicap. Et chaque mesure, chaque action, chaque dispositif d’accompagnement médical, éducatif, social et professionnel est porté au quotidien par des valeurs fédératrices car partagées par tous.
Plus de 80 ans après, la ligne de conduite de chaque acteur de l’association, administrateur, bénévole et professionnel est de développer l’autonomie d’action des personnes handicapées accueillies à L’ADAPT pour qu’elles puissent mener à bien leur projet de vie.
Pour répondre à ces principes, l’association a créé des établissements et des services, dans les secteurs aussi bien sanitaire et médico-social, que social et professionnel. Cette véritable originalité l’a conduite à rassembler des bénévoles et des professionnels porteurs de multiples expertises ou spécialités (médicales, paramédicales, sociales, éducation et formation), déployées dans des dispositifs souples et ouverts.
En ce sens, L’ADAPT inscrit aujourd’hui tout naturellement son nouveau projet associatif dans la reconnaissance de la diversité et dans l’action continue et tenace de ses membres pour l’implication de toutes les composantes de la société contre les discriminations à l’égard des personnes en situation de handicap et la pleine reconnaissance de leur citoyenneté dans la Cité, à l’école ou dans l’entreprise.
En exprimant haut et fort ses valeurs humanistes (dignité, respect, liberté, égalité), L’ADAPT compte poursuivre ses actions centrées autour de la personne envisagée dans son intégrité comme dans sa globalité. Chaque personne en situation de handicap est appréhendée à L’ADAPT comme une personne à part entière, dont la particularité est d’être porteuse d’un handicap. Et chaque mesure, chaque action, chaque dispositif d’accompagnement médical, éducatif, social et professionnel est porté au quotidien par des valeurs fédératrices car partagées par tous.
- La pleine et entière citoyenneté
En tant que personne, chacun doit pouvoir accéder en toute égalité à ses droits sociaux et humains et exercer ses devoirs civiques. Chacun doit avoir la possibilité d’accéder à un emploi quand cela est possible et bénéficier de l’appui nécessaire au développement de ses compétences. Chaque personne doit pouvoir exercer une activité en lien avec son projet de vie.
Pour permettre l’exercice de ces droits, la société se doit d’être accueillante et de favoriser l’insertion des personnes en situation de handicap, en développant l’accessibilité universelle et la non discrimination. Les enfants, les adolescents et les adultes, dans leurs démarches d’intégration sociale, scolaire et professionnelle, doivent être en mesure de pouvoir prendre appui sur tous les moyens ordinaires et de compensation pour la réalisation de leur projet de vie.
Pour permettre l’exercice de ces droits, la société se doit d’être accueillante et de favoriser l’insertion des personnes en situation de handicap, en développant l’accessibilité universelle et la non discrimination. Les enfants, les adolescents et les adultes, dans leurs démarches d’intégration sociale, scolaire et professionnelle, doivent être en mesure de pouvoir prendre appui sur tous les moyens ordinaires et de compensation pour la réalisation de leur projet de vie.
- La solidarité active
En tant que personne, chacun doit pouvoir compter sur l’ouverture, l’intérêt, la bienveillance, la reconnaissance et l’appui de tous : citoyens, responsables politiques, économiques et institutionnels. Des liens sociaux sont à développer pour que chacun puisse se soigner, s’instruire,se former, travailler, s’épanouir, se divertir et vivre dans la Cité.
- L’autonomie responsable
En tant que personne, chacun doit être considérée comme libre, unique et souverain, c’est-à-dire maitre de ses choix chaque fois que cela est possible et réalisable. Chacun doit disposer d’un droit de pensée et d’action, d’un libre arbitre sur sa vie et ce qu’il souhaite en faire, et rester maître de ses choix en tenant compte de sa situation d’handicap. Dans ce sens, les démarches d’écoute active et de bien-traitance sont à encourager dans l’environnement de chaque personne.
- L’innovation et la liberté dans l’action
Un effort continu et dynamique est à déployer pour répondre aux besoins des personnes et rechercher en permanence les solutions les plus adaptées à leur qualité de vie. Les associations et leurs professionnels ont pour responsabilité de mobiliser des ressources pour la création de nouveaux systèmes et outils porteurs de démarches innovantes.
{ Bilan 2005/2010 et enjeux 2011/2015 pour les personnes en situation de handicap et pour notre secteur :
2005/2011 : UN BILAN CONTRASTÉ
Depuis l’année 2005, les décisions prises, en application de la loi pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », font progressivement évoluer la situation des personnes.
La création des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) avec leur rôle de « guichet unique », la reconnaissance de nouveaux droits, notamment celui à compensation et la création de la CNSA ont constitué des avancées notables. Même si la mise en place des MPDH a été laborieuse et reste encore aujourd’hui inachevée dans un certain nombre de départements, leurs rôles de coordination, de lieu de rencontre, d’information sont considérés comme une avancée pour l’accès à l’information des personnes en situation de handicap. Toutefois, le rôle de la rééducation professionnelle dans ces dispositifs devrait être mieux valorisé.
Toutes les évolutions législatives concourent à l’émergence de nouvelles exigences pour les associations gestionnaires : démarche qualité, gouvernance, rigueur de gestion… tout en promouvant la participation accrue des usagers et de leurs familles.
La programmation, par le biais des Programmes interdépartementaux d’accompagnement des handicaps de la perte d’autonomie (PRIAC) est devenue déterminante, tout en limitant et en encadrant fortement les possibilités de créativité et d’innovation.
Avec le renforcement de l’obligation d’emploi et son extension à la fonction publique, le taux d’emploi des personnes en situation de handicap ne s’est pas dégradé, malgré une aggravation forte du chômage de 2008 à 2010. En revanche, les besoins en matière de formation professionnelle des personnes, compte tenu des compétences demandées par les entreprises, se renforcent et, malgré une meilleure accessibilité des organismes de formation de droit commun, les conditions et les modalités de formation ne sont pas encore suffisamment ouvertes et accessibles. Dans le secteur de la rééducation professionnelle, les possibilités d’évolution et d’adaptation en relation avec le droit commun restent très faibles compte tenu de la frilosité et de l’inertie des décideurs, et ce, malgré les efforts de réseaux comme celui de L’ADAPT (mobilisé par exemple sur le développement de la Formation ouverte et à distance (FOAD)).
Dans le cadre des tendances démographiques nationales confirmant l’avancée en âge de la population française, le vieillissement des personnes en situation de handicap fait naître de nouveaux besoins pour leur hébergement et leur accompagnement.
Au plan de la santé également, le vieillissement influe de plus en plus sur les besoins en matière de prise en charge hospitalière et sociale : nécessité de création d’établissements pour personnes âgées ; développement important des services à la personne pour faire face à la dépendance et au maintien à domicile ; accroissement des capacités des services hospitaliers (unités neuro-vasculaires pour répondre aux AVC, Soins de suite et de réadaptation gériatrique, services spécialisés pour les maladies neuro-végétatives, soins palliatifs, ...).
Les Pouvoirs publics, pour tenter de mieux maîtriser les dépenses hospitalières, ont progressivement transformé le mode de financement des hôpitaux, en mettant en place une tarification à l’activité dans les services de court séjour, qui pose de redoutables problèmes de gestion aux structures (notamment publiques). Cependant pour les secteurs de la psychiatrie et des Soins de suite et de réadaptation (SSR) qui ne sont pas encore concernés, les conditions de gestion ont été réactualisées pour responsabiliser les structures et faire en sorte qu’elles soient plus effi cientes. La démarche de certifi cation qualité sous l’égide de la Haute autorité de santé (HAS) s’est généralisée, renforçant les exigences en matière de sécurité de la prise en charge des patients.
Le secteur des Soins de suite et réadaptation, après plusieurs années de concertation, a fait l’objet d’une refonte qui a permis de définir précisément les finalités de ces activités, ainsi que les différents niveaux de spécialité de rééducation et réadaptation. La carte des établissements et le positionnement de leur offre sont revus dans chaque région, avec des incidences importantes (notamment pour faire en sorte que l’offre s’intègre dans des filières et des réseaux), pour les structures relevant du secteur non lucratif.
La création des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) avec leur rôle de « guichet unique », la reconnaissance de nouveaux droits, notamment celui à compensation et la création de la CNSA ont constitué des avancées notables. Même si la mise en place des MPDH a été laborieuse et reste encore aujourd’hui inachevée dans un certain nombre de départements, leurs rôles de coordination, de lieu de rencontre, d’information sont considérés comme une avancée pour l’accès à l’information des personnes en situation de handicap. Toutefois, le rôle de la rééducation professionnelle dans ces dispositifs devrait être mieux valorisé.
Toutes les évolutions législatives concourent à l’émergence de nouvelles exigences pour les associations gestionnaires : démarche qualité, gouvernance, rigueur de gestion… tout en promouvant la participation accrue des usagers et de leurs familles.
La programmation, par le biais des Programmes interdépartementaux d’accompagnement des handicaps de la perte d’autonomie (PRIAC) est devenue déterminante, tout en limitant et en encadrant fortement les possibilités de créativité et d’innovation.
Avec le renforcement de l’obligation d’emploi et son extension à la fonction publique, le taux d’emploi des personnes en situation de handicap ne s’est pas dégradé, malgré une aggravation forte du chômage de 2008 à 2010. En revanche, les besoins en matière de formation professionnelle des personnes, compte tenu des compétences demandées par les entreprises, se renforcent et, malgré une meilleure accessibilité des organismes de formation de droit commun, les conditions et les modalités de formation ne sont pas encore suffisamment ouvertes et accessibles. Dans le secteur de la rééducation professionnelle, les possibilités d’évolution et d’adaptation en relation avec le droit commun restent très faibles compte tenu de la frilosité et de l’inertie des décideurs, et ce, malgré les efforts de réseaux comme celui de L’ADAPT (mobilisé par exemple sur le développement de la Formation ouverte et à distance (FOAD)).
Dans le cadre des tendances démographiques nationales confirmant l’avancée en âge de la population française, le vieillissement des personnes en situation de handicap fait naître de nouveaux besoins pour leur hébergement et leur accompagnement.
Au plan de la santé également, le vieillissement influe de plus en plus sur les besoins en matière de prise en charge hospitalière et sociale : nécessité de création d’établissements pour personnes âgées ; développement important des services à la personne pour faire face à la dépendance et au maintien à domicile ; accroissement des capacités des services hospitaliers (unités neuro-vasculaires pour répondre aux AVC, Soins de suite et de réadaptation gériatrique, services spécialisés pour les maladies neuro-végétatives, soins palliatifs, ...).
Les Pouvoirs publics, pour tenter de mieux maîtriser les dépenses hospitalières, ont progressivement transformé le mode de financement des hôpitaux, en mettant en place une tarification à l’activité dans les services de court séjour, qui pose de redoutables problèmes de gestion aux structures (notamment publiques). Cependant pour les secteurs de la psychiatrie et des Soins de suite et de réadaptation (SSR) qui ne sont pas encore concernés, les conditions de gestion ont été réactualisées pour responsabiliser les structures et faire en sorte qu’elles soient plus effi cientes. La démarche de certifi cation qualité sous l’égide de la Haute autorité de santé (HAS) s’est généralisée, renforçant les exigences en matière de sécurité de la prise en charge des patients.
Le secteur des Soins de suite et réadaptation, après plusieurs années de concertation, a fait l’objet d’une refonte qui a permis de définir précisément les finalités de ces activités, ainsi que les différents niveaux de spécialité de rééducation et réadaptation. La carte des établissements et le positionnement de leur offre sont revus dans chaque région, avec des incidences importantes (notamment pour faire en sorte que l’offre s’intègre dans des filières et des réseaux), pour les structures relevant du secteur non lucratif.
DE NOUVEAUX ENJEUX POUR 2011/2015
Dans un contexte de financement contraint et de besoin de rationalisation des dépenses, la récente loi « Hôpital patients santé et territoires » (HPST) de 2010 a pour objectif, à l’échelle de chaque région, de rationnaliser l’organisation, d’assurer une meilleure coordination des acteurs, notamment sanitaires et médico-sociaux, afin de répondre aux besoins de santé sur les territoires. La création des Agences régionales de santé (ARS) devrait permettre une gouvernance à l’échelle de chaque région.
Parallèlement à cette réorganisation, les acteurs du secteur vont être poussés à la concentration et à un rapprochement puis à une refonte des dispositifs d’aide à la personne pour une mise en territoire commun des secteurs « handicap » et « dépendance ».
Le secteur privé commercial se concentrera essentiellement sur les activités de SSR économiquement rentables, dans un contexte de tarification à l’activité. Le secteur public va se mobiliser sur sa réorganisation pour la même raison, mais également pour mettre en place des réponses pour les personnes âgées (filière gériatrique) et pour structurer des réponses de proximité dans les hôpitaux locaux (personnes âgées, SSR polyvalents).
Il revient au secteur associatif et plus largement au secteur privé à but non lucratif de proposer des projets et une représentation régionale pour permettre l’accès aux soins pour tous. Les atouts du secteur associatif en matière de synergie entre sanitaire et médico-social, de gouvernance participative (en interaction avec les associations de personnes et de familles), de qualité de prise en charge et d’accompagnement, de capacité d’innovation sont indéniables et à même de créer de nombreuses opportunités. L’ADAPT entend jouer un rôle accru sein du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).
Plus précisément, sur les enjeux relevant du médico-social, de la formation et de l’insertion professionnelles, L’ADAPT renforcera son action chaque fois que cela sera possible pour que l’intégration en milieu ordinaire continue à se développer et finisse par se banaliser pour être appréhendée comme une opportunité d’enrichissement collectif plutôt que comme une source de problèmes à résoudre.
Dans la période à venir, 2011/2015, L’ADAPT démontrera les apports de la diversité dans et avec l’entreprise, l’école, la formation. Elle luttera contre toutes les formes de discrimination liées au handicap, agira pour une meilleure solidarité et pour le développement généralisé de l’accessibilité. Elle construira des alliances et des partenariats avec d’autres acteurs complémentaires pour le développement de formules adaptées de prise en charge, de compensation, de soutien et d’accompagnement, ainsi que des modalités de financement alternatif. L’ADAPT, en prenant une part active aux débats et échanges européens et en construisant des partenariats avec des organisations non gouvernementales (ONG) partageant les mêmes valeurs, se positionnera pour faire valoir dans tous ses domaines d’intervention un « Vivre ensemble, égaux et différents ». Elle mobilisera ses réseaux de bénévoles. A travers la politique de qualité engagée dans ses établissements, L’ADAPT défendra ces atouts et modèles auprès de l’Etat sur les aspects innovants d’accompagnement des personnes en situation de handicap.
L’ADAPT reste convaincue que l’innovation est incontournable pour conduire des avancées significatives et que la richesse du secteur à but non lucratif réunissant les associations gestionnaires, les représentants des usagers et les familles... est porteuse des forces qui font évoluer les représentations et les situations et améliorent la société de demain.
L’ADAPT considère que la place des personnes en situation de handicap dans la société est un indicateur de l’état de bien-être social et économique de ses citoyens.
Parallèlement à cette réorganisation, les acteurs du secteur vont être poussés à la concentration et à un rapprochement puis à une refonte des dispositifs d’aide à la personne pour une mise en territoire commun des secteurs « handicap » et « dépendance ».
Le secteur privé commercial se concentrera essentiellement sur les activités de SSR économiquement rentables, dans un contexte de tarification à l’activité. Le secteur public va se mobiliser sur sa réorganisation pour la même raison, mais également pour mettre en place des réponses pour les personnes âgées (filière gériatrique) et pour structurer des réponses de proximité dans les hôpitaux locaux (personnes âgées, SSR polyvalents).
Il revient au secteur associatif et plus largement au secteur privé à but non lucratif de proposer des projets et une représentation régionale pour permettre l’accès aux soins pour tous. Les atouts du secteur associatif en matière de synergie entre sanitaire et médico-social, de gouvernance participative (en interaction avec les associations de personnes et de familles), de qualité de prise en charge et d’accompagnement, de capacité d’innovation sont indéniables et à même de créer de nombreuses opportunités. L’ADAPT entend jouer un rôle accru sein du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).
Plus précisément, sur les enjeux relevant du médico-social, de la formation et de l’insertion professionnelles, L’ADAPT renforcera son action chaque fois que cela sera possible pour que l’intégration en milieu ordinaire continue à se développer et finisse par se banaliser pour être appréhendée comme une opportunité d’enrichissement collectif plutôt que comme une source de problèmes à résoudre.
Dans la période à venir, 2011/2015, L’ADAPT démontrera les apports de la diversité dans et avec l’entreprise, l’école, la formation. Elle luttera contre toutes les formes de discrimination liées au handicap, agira pour une meilleure solidarité et pour le développement généralisé de l’accessibilité. Elle construira des alliances et des partenariats avec d’autres acteurs complémentaires pour le développement de formules adaptées de prise en charge, de compensation, de soutien et d’accompagnement, ainsi que des modalités de financement alternatif. L’ADAPT, en prenant une part active aux débats et échanges européens et en construisant des partenariats avec des organisations non gouvernementales (ONG) partageant les mêmes valeurs, se positionnera pour faire valoir dans tous ses domaines d’intervention un « Vivre ensemble, égaux et différents ». Elle mobilisera ses réseaux de bénévoles. A travers la politique de qualité engagée dans ses établissements, L’ADAPT défendra ces atouts et modèles auprès de l’Etat sur les aspects innovants d’accompagnement des personnes en situation de handicap.
L’ADAPT reste convaincue que l’innovation est incontournable pour conduire des avancées significatives et que la richesse du secteur à but non lucratif réunissant les associations gestionnaires, les représentants des usagers et les familles... est porteuse des forces qui font évoluer les représentations et les situations et améliorent la société de demain.
L’ADAPT considère que la place des personnes en situation de handicap dans la société est un indicateur de l’état de bien-être social et économique de ses citoyens.
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