Un enfant dont le handicap est caché n’a-t-il pas plus de difficultés à accepter son handicap :
Certainement. Cela est vrai pour l’enfant lui-même, mais aussi pour les parents, l’entourage, l’enseignant, etc.
C’est pourquoi
C’est pourquoi
- Une fois le diagnostic posé, il faut essayer d’expliquer à l’enfant lui-même de quoi il s’agit, et y revenir à plusieurs reprises, le plus souvent lors de séances de rééducation, par exemple.
- Une aide psychologique peut être souhaitable, afin de donner à l’enfant la possibilité d’exprimer son ressenti, ses inquiétudes et sa souffrance par rapport à ses difficultés et par rapport à ce qu’il perçoit du diagnostic posé.
La tendance dépressive, difficultés relationnelles au sein d’un groupe, mésestime de soi, tendance à se sentir persécuté à tort, etc. sont-ils fréquents chez les dyspraxiques :
Les difficultés relationnelles au sein d’un groupe sont effectivement plus fréquentes en raison du décalage de l’enfant dyspraxique avec ses pairs ainsi que la présence d’éléments dépressifs plus ou moins importants.
La mésestime de soi et le fait de se sentir persécuté varie selon l’importance de la dyspraxie, l’âge où le diagnostic a été fait et les commentaires reçu et/ou perçus par rapport aux difficultés praxiques et visuo-spatiales.
Quant à la fréquence et à la densité des troubles, ils varient énormément en fonction de chaque enfant, de la compréhension, par l’entourage et l’enfant lui-même, des difficultés rencontrées et de leurs prises en considération.
La mésestime de soi et le fait de se sentir persécuté varie selon l’importance de la dyspraxie, l’âge où le diagnostic a été fait et les commentaires reçu et/ou perçus par rapport aux difficultés praxiques et visuo-spatiales.
Quant à la fréquence et à la densité des troubles, ils varient énormément en fonction de chaque enfant, de la compréhension, par l’entourage et l’enfant lui-même, des difficultés rencontrées et de leurs prises en considération.
Faut-il obliger un adolescent de 13 ans (dyspraxique diagnostiqué tardivement, en 6ème) à se faire suivre par un pédopsychiatre, contre son gré :
Il est difficile et souvent vain d’obliger un adolescent à se faire suivre en thérapie quand il refuse de reconnaître ses angoisses. Souvent l’angoisse sous-jacente est qu’il soit atteint d’une déficience intellectuelle.
Il est préférable de prendre le temps de parler avec lui de ce qu’est la dyspraxie et d’échanger sur son ressenti, en lui indiquant dans le même temps ses compétences. Parfois, la rencontre avec un autre adolescent dyspraxique permet de débloquer la situation. L’explication par un tiers adulte (autre que les parents) peut permettre à l’adolescent de mieux entendre ses difficultés et d’accepter de rencontrer dans un second temps, au moins une fois, un pédopsychiatre ou un psychologue sans autre engagement.
La lecture de quelques articles courts sur ce trouble et ses conséquences, peut rassurer l’adolescent sur ses propres angoisses en lui montrant qu’il n’est pas seul dans cette situation.
Il est préférable de prendre le temps de parler avec lui de ce qu’est la dyspraxie et d’échanger sur son ressenti, en lui indiquant dans le même temps ses compétences. Parfois, la rencontre avec un autre adolescent dyspraxique permet de débloquer la situation. L’explication par un tiers adulte (autre que les parents) peut permettre à l’adolescent de mieux entendre ses difficultés et d’accepter de rencontrer dans un second temps, au moins une fois, un pédopsychiatre ou un psychologue sans autre engagement.
La lecture de quelques articles courts sur ce trouble et ses conséquences, peut rassurer l’adolescent sur ses propres angoisses en lui montrant qu’il n’est pas seul dans cette situation.
Comment faire accepter ce « handicap invisible » aux proches, en particulier aux frères et sœurs (on observe des relations agressives et très conflictuelles avec négation du handicap) :
Une réflexion en famille, si possible en présence d’un psychologue, permet à chacun des membres de la famille d’exprimer à la fois l’incompréhension et les mouvements agressifs manifestes ou inconscients que chacun se renvoie. Ces échanges permettent de montrer la souffrance que de telles difficultés entraînent dans la dynamique familiale et chez chaque membre du groupe. Quelques entretiens peuvent suffire à lever les difficultés intra-familiales rencontrées.
Les enfants dyspraxiques sont-ils tous angoissés et hyper-sensibles :
L’angoisse et l’hypersensibilité sont parfois masquées par une indifférence apparente ou par la négation du handicap. Cependant, ces sentiments sont très variables d’un enfant à un autre et certains enfants évoluent sans trop de difficultés dans leur vie.
Seule une consultation psychologique permettra d’évaluer l’importance du trouble chez l’enfant et de lui proposer des rencontres à un rythme acceptable pour lui si cela semble nécessaire.
Seule une consultation psychologique permettra d’évaluer l’importance du trouble chez l’enfant et de lui proposer des rencontres à un rythme acceptable pour lui si cela semble nécessaire.
Les troubles réactionnels associés à la dyspraxie (mauvaise estime de soi, problèmes à s’intégrer socialement, …) peuvent devenir prépondérants à l’adolescence : l’accompagnement psychologique ne devient-il pas alors prioritaire, quelquefois aux dépens des rééducations :
Certainement, c’est une évolution fréquemment observée, car à l’adolescence la souffrance de se sentir « différent », l’accumulation antérieure d’échecs ou de difficultés et l’angoisse de l’avenir prennent le devant de la scène.
- Chez les enfants qui sont repérés tôt, on peut être vigilant et proposer des aides et soutiens psychologiques dès que cette problématique prend une allure « aiguë » … mais cela n’évite pas forcément l’évolution que vous décrivez à l’adolescence…
- Chez les jeunes qui doivent, alors qu’ils sont en plein remaniement identitaire du fait de l’adolescence, faire face à un diagnostic récent de dyspraxie et ce que cela implique, la situation est alors très complexe et souvent « limite », car il faudra mener de front rééducations, aides et adaptations d’une part, soutien psychologique d’autre part…
- Chez tous, il faut à tout moment tenter d’évaluer au mieux quelles sont les priorités actuelles. Il y a des moments où le temps n’est plus à la rééducation…
Le refus systématique d’un enfant dyspraxique d’affronter les difficultés de certains apprentissages fait-il partie intégrante de la dyspraxie :
D’une certaine façon, oui.
L’enfant sait très bien quel résultat il veut obtenir (et quel résultat, dans la même situation, obtiennent ses pairs) et il ne comprend pas pourquoi il n’y parvient pas.
L’enfant sait très bien quel résultat il veut obtenir (et quel résultat, dans la même situation, obtiennent ses pairs) et il ne comprend pas pourquoi il n’y parvient pas.
Il peut donc se décourager, se percevoir comme incapable, sans entrevoir de possibilités de s’améliorer… Il peut donc renoncer pour « sauver la face » (il essaie et « rate » : c’est insupportable de se sentir si « nul »), pour tenter de maintenir une certaine estime de lui-même (si ce n’est pas fait, ce n’est pas parce qu’il en est incapable, mais parce qu’il a décidé de ne pas faire), pour éviter la souffrance liée à l’échec répété, etc.
Il convient donc souvent d’abord de rassurer l’enfant sur ses capacités, de restaurer l’image qu’il se fait de lui-même, plutôt que d’insister pour la réalisation qu’il refuse. On peut risquer d’entrer dans un conflit difficile à négocier…
Il convient donc souvent d’abord de rassurer l’enfant sur ses capacités, de restaurer l’image qu’il se fait de lui-même, plutôt que d’insister pour la réalisation qu’il refuse. On peut risquer d’entrer dans un conflit difficile à négocier…
Comment travailler l’estime de soi, expliquer le handicap aux autres enfants et le lui expliquer, à lui :
Le travail sur l’estime de soi se fait dans le temps en expliquant à l’enfant comment on comprend sa souffrance par rapport à sa dyspraxique. Ceci a pour intérêt de montrer notre propre compréhension sur leur perception et de ne pas émettre de jugements sur leurs difficultés. Cette approche permet un échange pouvant amener l’enfant à exprimer ses sentiments.
L’autre élément important est de lui montrer de manière sincère toutes les compétences qu’il a et qu’il ne perçoit plus en raison de sa souffrance.
Quant à l’explication du handicap, souvent les analogies permettent une meilleure compréhension qu’une explication théorique du trouble. Lui montrer les compensations possibles pour réduire les conséquences des difficultés praxiques et spatiales. Cela peut le rassurer sur ses capacités à mener une scolarité comme les autres, si celle-ci est aménagée. Bien sûr, il est préférable que cela se fasse en présence des parents, de l’enfant et d’un professionnel qui connaît ce type de difficultés.
L’autre élément important est de lui montrer de manière sincère toutes les compétences qu’il a et qu’il ne perçoit plus en raison de sa souffrance.
Quant à l’explication du handicap, souvent les analogies permettent une meilleure compréhension qu’une explication théorique du trouble. Lui montrer les compensations possibles pour réduire les conséquences des difficultés praxiques et spatiales. Cela peut le rassurer sur ses capacités à mener une scolarité comme les autres, si celle-ci est aménagée. Bien sûr, il est préférable que cela se fasse en présence des parents, de l’enfant et d’un professionnel qui connaît ce type de difficultés.



