Doit-on continuer les exercices de graphisme en maternelle :
L’enfant qui fréquente la classe maternelle de son secteur est forcément sollicité pour réaliser des exercices de graphisme. Cela fait partie de sa scolarisation et ce n’est pas du tout contre-indiqué.
Par contre, si l’on sait qu’il est dyspraxique, on modulera les exigences (en terme de précision, de vitesse, de taille des lettres, de choix de la typographie – lettres bâton ou « attachées » –) sans le décourager mais également sans le leurrer sur ses performances, sans le féliciter de façon disproportionnée pour ses progrès en dessin ou en graphisme, afin d’éviter de la focaliser excessivement sur ces activités et de préparer ainsi progressivement mais positivement l’introduction d’un autre outil scripteur (ordinateur, le plus souvent).
Par contre, si l’on sait qu’il est dyspraxique, on modulera les exigences (en terme de précision, de vitesse, de taille des lettres, de choix de la typographie – lettres bâton ou « attachées » –) sans le décourager mais également sans le leurrer sur ses performances, sans le féliciter de façon disproportionnée pour ses progrès en dessin ou en graphisme, afin d’éviter de la focaliser excessivement sur ces activités et de préparer ainsi progressivement mais positivement l’introduction d’un autre outil scripteur (ordinateur, le plus souvent).
A quel moment l’utilisation de l’ordinateur est-elle judicieuse :
1 - Dès qu’il y a une indication :
- chez les plus jeunes (de la grande section de maternelle au CP) : on jugera de leur production en terme de lisibilité et d’effort graphique investi par rapport au résultat obtenu. Surtout, on jugera de l’évolution à une épreuve graphique étalonnée (en âge graphique) en 4 ou 6 mois. Si l’enfant a progressé à un bon rythme, on peut attendre … Si, au contraire, en 6 mois, l’enfant ne progresse (à une épreuve étalonnée, type VMI par exemple) que d’1 ou 2 mois, on voit que l’écart avec les autres enfants ne cessera de se creuser. C’est un argument fort pour proposer l’ordinateur.
- chez les plus grands (à partir du CE1), on dispose, outre les épreuves qui jugent de la qualité du graphisme, d’épreuves qui jugent de la vitesse d’écriture. Là encore, si l’enfant se situe à plus d’1 année de décalage négatif par rapport à ses pairs, et/ou si l’évolution en 6 mois montre que ce décalage s’accroît régulièrement, il faut préconiser l’usage d’un palliatif (ordinateur).
2 – L’usage de l’ordinateur en classe est judicieux dès que l’enfant est au moins aussi performant à l’ordinateur qu’à la main, DONC après une période d’apprentissage, en individuel (variable : de 6 à 10-12 mois environ, selon l’âge et les troubles).
S’y ajoutent bien évidemment des considérations concernant l’acceptation de l’ordinateur par l’enseignant, la famille et l’enfant lui-même…
S’y ajoutent bien évidemment des considérations concernant l’acceptation de l’ordinateur par l’enseignant, la famille et l’enfant lui-même…
Vous pouvez vous reporter aux guides pratiques LADAPT :
- Permettre ou faciliter la scolarité de l’enfant dyspraxique (Dr. M.Mazeau)
- Permettre ou faciliter la scolarité grâce à l’ordinateur (Mme C. Le Lostec)
- Permettre ou faciliter la scolarité de l’enfant dyspraxique (Dr. M.Mazeau)
- Permettre ou faciliter la scolarité grâce à l’ordinateur (Mme C. Le Lostec)
Mon fils (CE2) écrit de mieux en mieux, mais reste lent : faut-il tout de même proposer l’ordinateur :
Il faut d’abord évaluer sa vitesse d’écriture. Mais il faut bien savoir que la lenteur est un véritable « sur-handicap » au niveau scolaire. L’enfant n’est jamais en phase avec les autres, avec ce que dit ou ce qu’explique la maîtresse. Par ailleurs, il s’épuise, injecte toute son attention dans son graphisme, et il perd ainsi beaucoup d’informations, tous les jours, chaque fois qu’il écrit … C’est donc l’ensemble de ces paramètres qui peut inciter à favoriser une écriture clavier, pour protéger son avenir scolaire.
Pouvez vous nous donner des conseils sur des aides informatiques :
Sociétés éditrices de logiciels :
- Association Idée ouverte à tous ceux qui recherchent des logiciels simples adaptés : les programmes produits par l’association ne sont pas vendus, c’est l’adhésion à l’association qui permet de se les procurer.
Association idée
10, rue des Sables
10, rue des Sables
85540 Moutiers les Mauxfaits
tél : 02.51.31.48.51
mail : contact@association-idee.org
web : http://association-idee.org
tél : 02.51.31.48.51
mail : contact@association-idee.org
web : http://association-idee.org
- Bayard : www.bayardpresse.fr
- Club Pom : http://clubpom.fr
- Calibration : Cabri géomètre
- Hachette multimédia : www.hachette-multimedia.com
- Intégral Média : www.galswin.com
- Retz :
Editions Retz
151, rue Saint-Honoré 75044 Paris cedex 01
Tél : 01.43.16.45.00 Fax : 01.43.16.45.45
151, rue Saint-Honoré 75044 Paris cedex 01
Tél : 01.43.16.45.00 Fax : 01.43.16.45.45
web : www.editions-retz.com
- The Learning Company : www.learningco.com
- TLC-Edusoft (TLC : Toute La Connaissance)
Mindscape France
122, avenue du Général Leclerc
92514 Boulogne-Billancourt Cedex
tél : 01.55.38.48.00
Mail : supportfr@learningco.com
122, avenue du Général Leclerc
92514 Boulogne-Billancourt Cedex
tél : 01.55.38.48.00
Mail : supportfr@learningco.com
Web : www.mindscape.com
- Ubisoft
Logiciels d’aide à la scolarité :
- Aides à la lecture :
- speak back : synthèse vocale Elan, disponible chez Mysoft.
- Iris Pen 2 : stylo laser + logiciel pour scanner et entendre du texte.
- Aides à l’écriture :
- Dragon Naturally Speaking : logiciel de dictée vocale, disponible en grande surface ou magasin d’informatique.
- Skippy : logiciel prédictif : disponible sur internet.
- Skippy : logiciel prédictif : disponible sur internet.
- Aides à la géométrie :
- Cabri géomètre II plus (disponible en grande surfaces)
- Aides scolaires en général :
- Pictop 2 : aide à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture avec retour vocal, réalisé par le CNEFEI.
- Scientific Work Place : logiciel d’écriture mathématique : site internet
- Scientific Work Place : logiciel d’écriture mathématique : site internet
Adresses :
- Cnefei : 58/60 avenue des Landes 92150 Suresnes
www.cnefei.fr - Vocalisis : 7 rue Hoche 78000 Versailles tél : 01 39 53 00 63
www.vocalisis.com - Mysoft : 129 boulevard de Sébastopol 75002 Paris tél : 01 40 13 07 28
www.mysoft.fr - Suppléance : 13 avenue de la Gare 78180 Montigny le Bretonneux
tél : 01 39 44 96 00
www.suppleance.fr
Téléchargement : www.aiaca.org
Nous privilégions l’ordinateur avec mon fils, mais il a beaucoup de plaisir à écrire à la main… :
Il faut bien distinguer
- l’écriture plaisir, et toutes les circonstances où l’écriture n’est soumise à d’autres contraintes que celles que le scripteur s’impose : envoi d’invitations aux copains pour un anniversaire, carte postale adressée à sa mamie ou aux copains, écriture « pour soi » d’un journal… Ce sont des activités dans lesquelles l’enfant choisit son mode d’écriture, sans aucune contrainte ;
- l’écriture en classe : l’objectif n’est pas d’écrire pour écrire, mais d’écrire pour apprendre, et il faut éviter que ces deux objectifs entrent en compétition (ce serait aux dépens des apprentissages !). Dans ces circonstances, l’outil le plus approprié à la fonction « apprentissage », c’est l’ordinateur. Encore faut-il avoir du bon sens ! S’il faut écrire 1 ou 2 mots, ou son nom au bas d’un dessin, ou un chiffre, l’enfant bien sûr prend son crayon ! Mais s’il s’agit d’une dictée, d’un exercice d’expression écrite, etc., il est préférable qu’il utilise son ordinateur. Enfin, s’il s’agit de copies (poésies, éveil, …), il est préférable de l’en dispenser et de lui en donner photocopie.
Nous expliquons souvent aux jeunes enfants qu’il y a généralement plusieurs façons de faire la même chose, en fonction des buts qu’on se fixe. Ainsi, pour se déplacer, il peut être judicieux, à certains moments, d’aller à pieds, à d’autres de prendre la voiture, à d’autres de prendre l’avion…
Que pensez-vous des logiciels de reconnaissance vocale :
Ces logiciels sont extrêmement utiles, d’autant plus que l’on avance dans la scolarité. Ils permettent, après apprentissage, de dicter à l’ordinateur, ce qui permet un important gain de temps et de fatigue chez ces jeunes qui peuvent ainsi faire leurs devoirs, des exposés ou des dissertations dans de bien meilleures conditions.
Cependant
Cependant
- ce n’est pas utilisable en classe (il faut parler !), mais cela peut l’être lors des examens, où le jeune est généralement surveillé dans une salle où il est seul avec son matériel
- ce n’est pas utilisable chez les jeunes qui présentent des troubles de la parole, une dysarthrie, un trouble du souffle (IMC) ou un bégaiement.
Mettre un enfant à l’ordinateur peut être lourd de conséquence lors des examens (absence de secrétaire) :
C’est une peur fréquente des parents et des enseignants, que l’enfant dispose au quotidien d’outils dont il ne pourrait pas bénéficier lors des examens. Mais c’est inexact. Lors des examens (de tous les examens), les jeunes peuvent bénéficier de toutes les aides dont ils ont besoin et qui ont été antérieurement validées au long de la scolarité, c'est-à-dire qui ont déjà fait l’objet de mentions lors du PIIS ou du Projet Personnalisé de Scolarisation : ordinateur, logiciels adaptés et secrétaire si besoin. L’ordinateur n’exclut pas du tout la présence aussi d’un secrétaire.
Il faut, en temps utile, faire les certificats médicaux justificatifs pour que le jeune puisse en bénéficier au moment de l’examen (à voir avec le médecin scolaire).
Il faut, en temps utile, faire les certificats médicaux justificatifs pour que le jeune puisse en bénéficier au moment de l’examen (à voir avec le médecin scolaire).



